Ingénieurs pédagogiques du futur : compétences et technologies

Les institutions font face à de multiples transformations et ont donc besoin de plus en plus de l’expertise des ingénieurs pédagogiques. L’avenir des professions de soutien pédagogique, notamment celui des ingénieurs pédagogiques, repose sur trois dimensions principales : l’évolution des demandes des enseignants, la reconnaissance de l’utilité de leurs contributions et les moyens que les institutions sont prêtes à déployer pour faire évoluer leurs pratiques.

futur ingénieur pédagogique

L’approche basée sur les compétences


Selon Jean-Yves Poitrat, responsable de la pédagogie à l’Université Lumière Lyon 2, ces éléments concerneront particulièrement la mise en œuvre de l’approche basée sur les compétences, qui devrait être au centre de l’expertise des ingénieurs pédagogiques dans les années à venir.

Dans la plupart des institutions, cette approche tournera principalement autour de l’éducation basée sur les compétences. Les ingénieurs pédagogiques devront aider les cadres de formation à se réorienter vers les compétences essentielles à acquérir pour les étudiants à la fin de leur parcours.

Le rôle de la technologie numérique

« Ce que nous observons, c’est que la technologie numérique prend de plus en plus d’importance et qu’elle transforme notre relation au savoir », souligne Jean-Yves Poitrat.

formaworld

Autrement dit, l’évolution du métier d’ingénieur pédagogique sera étroitement liée à celle des nouvelles technologies qui, parce qu’elles ne sont pas encore totalement maîtrisées, génèrent déjà une forte demande de soutien de la part des institutions et des enseignants.

Olivier Lamirault, Directeur Innovation et Technologies Éducatives à EM Normandie, partage cette vision : « Les institutions s’engagent dans des processus systémiques pour numériser les programmes de formation d’ingénierie pédagogique, ce qui signifie qu’elles ont besoin de compétences pour mener à bien cette transformation. Dans ce contexte, les ingénieurs pédagogiques doivent être leurs partenaires ». Pour lui, une culture fondée sur les sciences de l’éducation et les neurosciences devrait également contribuer aux compétences futures des ingénieurs pédagogiques.

Des compétences à l’intersection des sciences de l’éducation et des innovations technologiques

Selon Virginie Hachard, Doyenne adjointe à l’EM Normandie Faculty, ces compétences se situent à l’intersection entre les connaissances développées par les sciences de l’éducation et les innovations technologiques nécessaires pour accompagner les stratégies de transformation institutionnelle.

Olivier Lamirault, Directeur Innovation et Technologies Éducatives à EM Normandie, partage cette vision : « Les institutions s’engagent dans des processus systémiques pour numériser les programmes de formation, ce qui signifie qu’elles ont besoin de compétences pour mener à bien cette transformation. Dans ce contexte, les ingénieurs pédagogiques doivent être leurs partenaires ». Pour lui, une culture fondée sur les sciences de l’éducation et les neurosciences devrait également contribuer aux compétences futures des ingénieurs pédagogiques.

De plus, les ingénieurs pédagogiques doivent s’intéresser davantage à la stratégie globale de l’entreprise en matière d’ingénierie de formation et de RH. « Cela nécessite à la fois une bonne compréhension du secteur économique de l’entreprise et une interrogation sur l’alignement de notre service avec la stratégie globale de l’entreprise », souligne-t-elle.

La maîtrise de la technologie numérique écologique

Enfin, les ingénieurs pédagogiques sont appelés à développer des compétences en éco-conception des programmes de formation. Cela implique de maîtriser les enjeux de la sobriété numérique et de s’interroger sur l’impact des outils et des formats utilisés pour le contenu pédagogique. 

Par exemple, en plus de se demander si le format vidéo apporte une réelle contribution pédagogique, les ingénieurs pédagogiques doivent savoir optimiser les contenus vidéo en réduisant leur taille et leur pollution numérique », conclut Delphine Froid.

  • L’approche basée sur les compétences

  • Le rôle de la technologie numérique

  • Le travail en équipe renforcé

  • La maîtrise de la technologie numérique écologique

En résumé, les ingénieurs pédagogiques du futur devront développer une expertise solide en matière d’approche basée sur les compétences, travailler en équipe avec l’ensemble de l’entreprise, s’adapter aux évolutions liées aux nouvelles technologies et s’engager dans une démarche écoresponsable pour concevoir des programmes de formation adaptés.

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